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Au ciné tout est grand A la télé tout est moche". Les réalisateurs se devaient de s'adresser à un public familial, en envisageant pour chacun des lectures indépendantes autour d'une même histoire, et au delà de la famille, le film devait tenir compte, bonne critique oblige, d'exigences cinéphiliques en plein développement. Certains metteurs en scène comme Billy Wilder pour n'en citer qu'un, excellaient dans cet exercice de style, et, même si tous les films n'atteignaient pas cette qualité tous azimuths, l'apprentissage de la culture du cinéma devenait un jeu d'enfant : il suffisait de se laisser emporter par des images gratifiantes qui entraient en nous par la rétine puis fermentaient via une lente alchimie cérébro-sentimentale.

Et, phénomène fortement lié à cette disparition et à l'apparition des multiplex, les films qui sortent chaque mercredi s'adressent à un public ciblé, selon une logique fédéraliste de marketing. La cinéphilie, ou cinémania selon l'humeur, a de beaux jours devant elle, entre internet qui permet de partager ses passions en mpeg, le home-cinema, et surtout le dvd qui permet d'apprivoiser un film dans tous ses détails avec sa pause, son "rewind", ses options de langage et sous-titres, et les différents bonus et autres making-offs.

Personnellement, je trouve que toutes ces nouveautés sont utiles en tant que relais de la séance en salle ; j'ai vraiment l'impression de m'approprier un film seulement si je l'ai vu en salle, l'unique rôle du dvd étant de réveiller ou d'affiner des émotions que j'ai ressenties devant l'écran.

Seule la projection en salle obscure me donne le sentiment de vivre l'actuel, le grandiose et l'universel, de retrouver la magie du zootrope revisitée par Francis Ford Coppola. J'ai mis ci-dessous une liste de films-enzymes qui ont fermenté dans mon laboratoire psycho-affectif.

Pour mémoire. Peut-être pour inciter à les voir, ou à les revoir sous un autre angle, en tout cas certainement pas pour créer une polémique, mais des échanges, pour le plaisir. La seule chose qui me bloque dans ces échanges, c'est lorsqu'on cherche, en matière d'art, à tracer une ligne entre le bien et le mal "You have to draw a line in the sand here, it's not fucking Viet-Nam", dit le névrosé John Goodman dans the Big Lebowski ; les certitudes dans ce domaine me mettent sous l'emprise d'une force inconsistante qui me paralyse.

D'ailleurs, j'ai une affection particulière pour les films où cette ligne est floue, et en particulier quand cette ligne évolue, par exemple quand les personnages antipathiques deviennent progressivement attachants, non pas à la suite d'une rédemption quelconque, mais simplement parce que le regard du spectateur a évolué au cours du film, avec l'aide de la mise en scène "Tellement proches", "Quelques jours avec moi" En fait, je n'ai pas l'impression d'être fixé sur un genre ou un style, je peux me sentir chez moi autant dans une cinémathèque d'art et essai que devant un blockbuster de James Cameron ou un teen movie de basse gamme.

C'est comme pour les fromages où je peux me régaler un jour avec un mont d'or arrosé de vin jaune, puis m'éclater le soir avec un caprice des dieux et du gros rouge en cubi. Faut pas bouder son plaisir, et surtout, assumer! Alors on peut aimer les films sur quels critères? En tant que matheux, je suis particulièrement sensible aux films-théorème, selon l'expression du critique André Bazin qui disait que tout film doit être un théorème : ces films qui exposent leurs énoncés, et dont tout le déroulement est une preuve : parmi eux quelques fables, quelques contes moraux, quelques études sociales Mais ces films-théorème se cachent aussi dans pas mal de nanards, par exemple le fameux "les hommes préfèrent les grosses" avec Daniel Auteuil, Josiane Balasko et Luis Régo qui tout en se positionnant dans la version franchouillarde de l'entertainment, prouve son énoncé subversif dans une démonstration implacable.

J'aime bien aussi ces films qui, dans leur dimension universelle, collent au corps longtemps après vision, ces films dont souvent le titre même dissimule une métaphore qui va se calquer sur les éléments de notre quotidien, je pense par exemple à Taxi driver de Scorsese, à Titanic de Cameron ou Dracula de Coppola. J'aime aussi et surtout la sensation forte d'être en face d'un auteur, une puissance abstraite, un être que j'ai l'impression de connaître intimement uniquement par son regard.

Et puis pêle-mêle, parmi les films que j'ai pu conserver en mémoire il y a ceux qui se présentent comme des miroirs de notre civilisation, de notre société, ou inversement comme des regards sur un autre monde, il y a ceux qui font découvrir des réalités fondamentales comme le sujet tabou de la vente d'armes de guerre dans "Lord of war" ou des enfants-soldats dans "Johnny mad dog" , ou plus souvent ces films-sentinelle qui remettent en mémoire des vérités importantes que l'on s'est empressé d'oublier.

Enfin, il est largement aussi instructif de voir des mauvais films, bien sûr afin de mieux apprécier les bons, mais pas uniquement. Non seulement pour l'aspect jouissif d'un navet authentique, mais aussi pour la reconnaissance du montage, de la mise en scène, du script dont on découvre toutes merveilles par la contraposée, dans le même ordre d'idée que le sucre est ce qui rend le café amer quand on n'en met pas dedans.

Pour dénicher ces films qui excellent dans le pire, il y a bien les Razzie awards, mais aussi les sites de série Z comme celui de nanarland. Cyril Caldero, explorateur occasionnel du monde du Z, m'a fortement conseillé le relativement récent "Jacquou le croquant" qui vaut largement son pesant d'arachides. Voici donc une petite sélection de films. Bien entendu, je ne les ai pas choisis trop récents : ça m'est assez souvent arrivé de sortir complètement enthousiaste d'un film que j'ai oublié dans le mois qui suivait, ou qui à la seconde vision m'a paru décevant Il vaut mieux donc avoir un minimum de distance, mais pas trop quand même J'ai ajouté le nom des metteurs en scène quand il s'agit d'auteurs dont j'essaie de suivre la filmographie.

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